Journal d'un économiste

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13 février 2008

Réflexions sur les politiques économiques, Partie 1

           Depuis des dizaines d’années, les politiques économiques en France, comme en Europe, ont essuyé des échecs ce constat est très simple à établir. Néanmoins, même si certaines politiques économiques étaient bien pensées et établies, la théorie n’est quelque fois que de la théorie. Les économistes sont des théoriciens qui suggèrent et proposent des modèles pour décrire et expliquer la réalité économique. Les plus illustres répondent au nom de Smith, Keynes, Ricardo, Marx, Quesnay…et j’en pense. Ces auteurs apportent une bonne connaissance économique mais un économiste du XVIII-XIXe siècle ne peut et ne pourra jamais expliquer comment nos économies se développent aujourd’hui, cela va sans dire. Ainsi, la notion de temporalité ou relativité temporelle se dégage au sein des théories économiques et un économiste serait donc « seulement » capable de décrire, comprendre et analyser l’économie de son époque et non de la nôtre. L’une des seules notions économiques approuvé par tous les grands économistes est celle de l’existence de circuit économique ou même l’existence de cercle vertueux (ou vicieux) de l’économie. L’étude des effets de ce circuit sur l’économie ou des effets externes sur ce circuit s’appelle la macroéconomie, j’aborderai la microéconomie plus tard. Le circuit macroéconomique de base est constitué non pas d’agents économiques mais de grandeurs économiques appelés « agrégats », la consommation, la production et le revenu.

Consommation à Production à Revenu à Consommation à

Dans ce modèle, on suppose que la production des biens et services permet la redistribution totale des fruits de cette production en revenu (salaires). Les agents économiques ne procèdent pas à l’épargne dans ce modèle, ils consomment l’intégralité de leurs revenus qui engendra à son tour la production de nouveau biens et services, ce qui prouvent l’existence d’un cercle vertueux macroéconomique.

La notion de cercle à 3 agrégats n’a qu’une valeur théorique et pédagogique puisque, dans la réalité, la situation P = R = C n’est pas vérifiée. Mais aussi, selon le bord politique que vous êtes, vous verrez les choses différemment. Si vous êtes de bord politique de « gauche », vous partirez du fait que les agents économiques doivent avoir un certain niveau de revenu pour consommer suffisamment et ainsi vous verrez le circuit de la façon suivante :

            Revenu à Consommation à Production

La production n’est que la réponse à la demande croissante des agents économiques pour satisfaire leurs besoins (utilités). Si vous êtes plutôt de « droite », vous voyez les choses d’un autre œil, c'est-à-dire, vous partez du principe où les consommateurs ou agents économiques ne peuvent pas satisfaire leurs besoins (primaires, secondaires, tertiaires, quaternaires) sans offre de biens et services sur le marché, mais aussi la production permet l’existence de revenu via les salaires. Ainsi, la production est au départ du circuit et il s’établit comme ceci :

            Production à Revenu à Consommation

La consommation n’est que l’aboutissement de la production passant par la distribution d’un revenu.

Ce circuit économique ne prend pas en compte d’une part, l’épargne des agents économiques ce qui est surréaliste dans nos sociétés capitaliste (dans le bon sens du terme), et d’autre part, l’investissement aussi bien des ménages que des entreprises. L’épargne est définie comme la part du revenu non consommé et qui sera thésaurisé sous forme numéraire sur un compte de dépôt. Cela représente donc une fuite au sein même du circuit et par conséquent, un certain pourcentage du revenu sort du circuit. L’investissement est le fait qu’une entreprise emprunte sur le marché financier ou institutions financières pour améliorer sa capacité de production ou de perfectionner ces équipements. Les institutions financières appelées plus communément « banque » collectent l’épargne des ménages et le redistribue sous forme de crédit aux entreprises désirant investir soit dans leur propre entreprise ou soit dans une autre entreprise (participation passive ou prise de contrôle). Au niveau du circuit à la fin d’une année civile, l’épargne est égale à l’investissement des entreprises.
Ainsi, P = R  è  P = C + I  è R = C + E  è C + I = C + E  è I = E

Le circuit se caractérise aussi par le fait que l’économie est dite fermée, qu’il n’y a ni entrée ni sortie (autre fuites) de l’économie. Nous verrons la situation en économie ouverte une prochaine fois.

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